Voilà presque deux ans que
Patrick Makau avait disparu des écrans radars, en raison de plusieurs blessures ces 18 derniers mois (notamment au genou) était-il précisé sur le site de la Fédération internationale la semaine dernière. Patrick Makau s’était distingué en 2011, au marathon de Berlin. En réalisant 2h03’38’’, il avait ainsi amélioré de 21 secondes le précédent record du Monde détenu par Haile Gebrselassie (2h03’59’’) sur un marathon homologué. Depuis, les chronos sont encore tombés…
Alors que Makau, lui, s’était évaporé. Victorieux du marathon de Francfort un an après son record du Monde (2h06’08’’ le 28 octobre 2012), il avait bouclé le marathon de Londres en avril 2013 en illustre inconnu (11
e en 2h14’10’’) avant d’enchaîner les pépins physiques.
Patrick Makau, qui avait réalisé 27’57’’ sur 10 km l’été dernier, a renoué avec le marathon samedi 6 décembre. A Fukuoka (Japon), le Kényan espérait courir en 2h05’ ou 2h06’ comme il le soulignait avant la course. Après un passage groupé à la mi-parcours en 1h03’37’’, il s’imposera finalement en 2h08’22’’, lâchant le Mongol
Ser-Od Bat Ochir aux alentours du 38
e kilomètre. Ce dernier, qui avait dynamité la course peu avant le 30
e, améliorera son propre record national de dix secondes, terminant finalement 3
e en 2h08’50’’ –l’Ethiopien
Raji Assefa, au prix d’un gros retour en fin de course, lui a subtilisé la deuxième place, 2h08’48’’.
A noter également la sixième place du Polonais
Henryk Szost,
l’un des favoris aux championnats d’Europe à Zurich, mais qui avait finalement abandonné.