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Yohan Durand : « Si je me qualifie aux Mondiaux, l’hiver sera oublié »

Par la rédaction, le 08/03/2013
Yohan Durand revient sur les causes de son (court) hiver décevant, ponctué par deux 3 000 m (8’01’’63 à Gand le 10 février puis 8’02’’83 le 16 à Birmingham) loin de son véritable niveau et d’une deuxième place aux France de cross court. Bilan de sa saison hivernale avant les Mondiaux militaires. S’entraînant depuis septembre à Niederbronn-les-Bains au sein de la structure mise sur pied par Bouabdellah Tahri et Bastien Perraux, avec deux stages à l’étranger (le Kenya en novembre-décembre puis l’Afrique du Sud en janvier), il s’interroge sur ce nouveau mode de fonctionnement qui ne lui sied peut-être pas. C’est pourquoi il envisage un retour aux sources chez lui à Bergerac, où il s’entraîne acutellement. Avant de couper un peu, il disputera la semaine prochaine les Mondiaux militaires en Serbie sur cross court au sein d’une équipe composée de Yoann Kowal, d’Abderazak Zbairi et d’Hakim Merzougi. Yohan, quel bilan tirez-vous de votre hiver? C’est un bilan très moyen. Le fait d’avoir eu des petits bobos dans la préparation m’a un peu perturbé, entre le conflit de hanche en octobre et une douleur au tendon d’Achille que je traîne depuis début janvier. L’année dernière, tout réussissait, je n’étais pas blessé. Depuis octobre, au contraire, tout ne me réussit pas forcément. Dimanche aux championnats de France, j’ai pris un très mauvais départ, sans cela j’aurais certainement pu gagner. Justement, qu’est ce qui vous a motivé à disputer ce championnat de France de cross court ? Je l’ai fait histoire de me remettre dedans, de retrouver un peu de plaisir. Je n’ai pas pris de plaisir sur les deux 3000 avec des chronos en deçà de mes espérances. J’ai voulu revenir aux sources du cross, aux valeurs du cross, dans la boue, réapprendre à se faire mal mais aussi passer un bon week-end avec les copains du club qui étaient qualifiés. Bref, l’objectif était de se refaire un peu la santé sur le cross court. Cela constituait aussi une une bonne préparation pour les Mondiaux militaires, qui me tiennent à cœur. Comment expliquez-vous votre départ raté? J’étais en première ligne dans le box réservé aux individuels. Mais après le départ, deux mecs sont tombés devant moi. Je me suis ensuite fait enfermer, j’étais autour de la 70e place. J’ai mis deux kilomètres avant de rejoindre la tête de course. J’ai fait un gros effort que j’ai payé dans le final. La gestion de course n’était pas bonne, je n’ai pas réussi à m’extraire du peloton rapidement. C’est dommage car cela aurait été intéressant de suivre le Kényan (Isaac-Mukundi Mwangi, vainqueur de la course). Revenons sur le 3000. A Birmingham, où vous deviez être au top, vous n’avez jamais été dans le coup. A quoi cela est dû? J’ai coincé très vite. Le rythme était lent jusqu’au 1200 et j’étais déjà un peu dans le dur. C’est là que je me dis que c’est vraiment plus une fatigue qu’un manque d’entraînement. Que le problème se situe au niveau de la programmation, de la récupération, de l’entraînement ou des stages. Aux France, j’avais déjà plus de jambes et de niaque. A Birmingham, il fallait être présent, et j’aurais pu faire comme Florian (Carvalho, 2e en 7’45’’77), m’accrocher à lui. Mais je n’avais pas les jambes. J’ai eu une période où j’étais plus ou moins fatigué en Afrique du Sud. Je le sentais, j’étais un peu dans le doute. Ça s’est ressenti sur la piste. Au fond, j’ai été jugé sur deux performances, les 10 et 16 février, alors que je suis rentré le 8 d’Afrique du Sud. Et c’est une période où je n’étais pas bien physiquement. Ce n’est pas un coup d’arrêt mais j’aurai bien voulu surfer sur l’année 2012. Il faut repartir, se remettre la tête dans le bon sens pour réaliser les minima cet été sur 5000 (13’13’’50). Allez-vous du coup modifier votre préparation pour l’été? Je vais en tirer des conclusions. J’ai voulu découvrir de nouveaux horizons, que ce soient l’entraînement en Afrique ou la chaleur en Afrique du Sud. Quand je vois les performances de Simon Denissel qui n’est pas parti en stage et qui a ramené une médaille des Europe (le bronze sur 1500, derrière Mahiedine Mekhissi et Tanui Özbilen) alors qu’il a eu du mal à s’entraîner avec le froid, j’ai l’impression de me retrouver dans ses paroles par rapport à mes performances de l’an passé. J’étais à la maison, j’avais mes repères, avec l’œil du coach (il avait réalisé 7’44’’46 fin janvier à Bordeaux pour sa rentrée, sans avoir été en stage auparavant). Je vais attendre de voir comment je me remets. Mais ce qui est sûr, c’est que je resterai plus chez moi. Jedevrais aller en stage à Font Romeu en mai. Je n’ai pas encore fait de débriefing avec Pierre (Messaoud, son coach), Bob (Tahri) ou Bastien (Perraux). Cela se fera après les Mondiaux militaires. N’avez-vous pas envie de persévérer avec ce mode de fonctionnement? Le rapport entre l’investissement et les chronos n’est pas bon. Je ne dis pas que c’est le fait de la nouvelle structure. Il faut du temps pour assimiler tout ça. Mais je n’ai justement pas envie de perdre de temps pour l’été, j’estime d’ailleurs en avoir déjà un peu perdu. Comment avez-vous digérez le fait de ne pas être qualifié aux Europe? Il y a beaucoup de déception et d’amertume. Le fait de courir les France m’a permis de ne pas trop tergiverser mentalement, de retrouver de la motivation et de rebondir là bas. Le fait d’être passé à côté des JO pour deux secondes a-t-il pu avoir une incidence sur vos performances cet hiver? Je ne sais pas, peut-être inconsciemment. Quelquefois, on ne comprend pas pourquoi tout roule sur une saison. Alors que d’autres fois, il y a toujours un petit grain de sable dans la machine et le doute s’installe. En même temps, l’hiver n’est pas non plus le gros objectif. Si je me qualifie aux Mondiaux, l’hiver sera oublié. Je pense que les JO n’ont pas eu d’influence. C’est plus un ensemble de petits détails qui n’ont pas fonctionné, conjugué au fait que je n’ai pas encore assimilé les nouvelles choses. Comment va s’articuler votre programmation pour l’été? Je ne la connais pas encore. J’aimerais faire un gros 3000 m pour me débrider un peu avant le 5000, pour être facile sur les allures du 5000, chose que je n’avais pas pu faire l’an dernier (il s’était tordu la cheville avant le 3000 d’Ostrava).   Photo : Gilles Bertrand
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