- Une alimentation riche en fibres irritantes (produits céréaliers complets, légumineuses, choux, poivrons, oignons, tomates, concombre, etc.), les graisses cuites, le lait (contenant du lactose à la différence des laits végétaux et des produits laitiers fermentés tels que le yaourt), les viandes grasses et les épices sont autant d’aliments pouvant être responsables d’un inconfort digestif le jour de l’épreuve. Leur consommation mérite donc d’être évitée ponctuellement, de 24 à 48h avant la course en fonction de la sensibilité intestinale de chacun.
- Un délai insuffisant entre la fin du dernier repas et le départ peut accroître les risques digestifs et le manque de tonicité musculaire du fait d’une digestion non terminée.
- La déshydratation augmente l’ischémie intestinale et les risques de troubles digestifs.
- Une consommation inadaptée de boissons et d’aliments solides au cours de l’effort :
- La prise d’un volume de liquide trop important augmente les risques d’inconfort par distension de l’estomac, de douleurs abdominales et de vomissements.
- La nature de la boisson, des gels énergétiques et des aliments : une boisson dite « hypertonique », à savoir trop riche en glucides ou en sodium par rapport à la concentration de ces nutriments dans le sang, induit une augmentation du temps de présence de cette boisson dans l’estomac et un risque accru d’accélération de transit, voire de diarrhées : ainsi les boissons trop concentrées, en particulier les sodas, sont à éviter chez les sportifs souffrant de troubles digestifs. Il en est de même concernant les gels énergétiques bien souvent trop riches en glucides (et trop pauvres en Sodium pour couvrir les pertes liées à la transpiration). Les aliments solides, du fait de la présence d’autres nutriments augmentant leur temps digestion (fibres, protéines, graisses), accentuent l’inconfort digestif.
- Limiter les aliments évoqués précédemment de 24 à 48h avant le début de la course. Pour les plus sensibles, privilégier les fruits et légumes tendres, bien murs et épépinés, voire cuits.
- Eviter tout excès de glucides la veille d’une course. Les réserves en glycogène musculaire se réalisent en effet au cours de la semaine précédente.
- Terminer le repas d’avant-course au minimum 3h avant le départ et boire régulièrement un volume total de 300 à 500ml.
- Boire régulièrement au cours de l’effort une boisson de qualité, 1 à 2 gorgées (100 à 150 ml) toutes les 7 à 10 min, soit environ 500 ml/h : isotonique ou légèrement hypotonique, avec une concentration de 50 à 80g/l de glucides (en privilégiant les maltodextrines), à une température idéalement comprise entre 11 et 15°c.
- Eviter les gels énergétiques et les sodas
- Pour des épreuves d’une durée inférieure à 4h, éviter la consommation d’aliments solides. Au delà et en complément de la boisson, en petites quantités et toutes les 1 à 2h : ½ banane bien mûre ou 1 barre énergétique, 1 pâte de fruits, quelques boulettes de riz ou morceaux de pomme de terre pour ceux qui recherchent du salé au cours des trails ou courses d’ultra.
- En récupération : boire au minium 150% des pertes hydriques au cours de l’effort (boisson de récupération, eau sodée bicarbonatée) et privilégier un dîner digeste à dominante ovo-lacto-végétarienne (fruits et légumes tendres bien murs, produits céréaliers ou légumineuses, huile de colza, sel sur les aliments, œuf, produit laitier fermenté).